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Danielle Borremans

Je m'appelle Danielle Borremans et je suis une habitante enthousiaste de la Région de Bruxelles-Capitale depuis 35 ans. J'ai grandi dans le Pajottenland, une région à l'ouest de Bruxelles. Cela m'a permis de me familiariser dès mon plus jeune âge avec la capitale de ma chère Belgique. Nous y allions régulièrement pour toutes sortes d'activités de loisirs. J'ai fait mes études à Louvain, où j'ai obtenu un master en sciences économiques. Mais je suis restée attachée à Bruxelles : pendant les vacances d'été, j'y ai fait des jobs d'étudiante et, en 1986, j'y ai trouvé mon premier emploi. Peu après, j'ai déménagé aux États-Unis et en Allemagne pour mon premier employeur. À la fin de l'année 1990, je me suis installée définitivement dans la région bruxelloise pour poursuivre ma carrière en Belgique en tant que consultante indépendante en marketing. Je me suis tout de suite sentie chez moi. L'agréable appartement loué avec vue sur un parc y a contribué, mais il y avait plus que cela. Je trouve fascinant de vivre dans une ville où l'on parle plus de 170 langues, où les trois quarts de la population ont des racines étrangères et où se décide la politique européenne. Le fait d'être mariée à un Néerlandais a également entraîné un mélange de cultures dans ma vie personnelle. Grâce à notre fille, nous avons découvert les nombreux établissements scolaires et les services et activités très diversifiés que Bruxelles offre aux familles avec enfants.

Vivre à Bruxelles

Nous étions très satisfaits de l'appartement que nous louions en 1990. En revanche, le propriétaire investissait peu dans l'entretien ou la rénovation. Nous avons donc voulu devenir propriétaires d'un logement que nous pourrions rénover et aménager à notre goût. À l'époque, l'immobilier bruxellois était encore abordable. D'autre part, le taux d'intérêt des crédits immobiliers oscillait autour de 11 % en 1990.

Nous avons investi dans un immeuble comprenant plusieurs logements. En tant que propriétaires-bailleurs, nous avions une mission claire : offrir un service de qualité et gérer notre investissement de manière durable. Mon mari s'occupait du suivi technique et du contrôle de la qualité, tandis que je me chargeais de l'administration et de la gestion financière. Le taux de rotation était assez élevé et nous étions bien occupés. L'aspect positif était que nous entrions en contact avec des personnes d'horizons, d'âges et de cultures différents. J'ai réalisé à plusieurs reprises que le simple contact humain entre le locataire et le bailleur pouvait suffire à éliminer les préjugés des deux côtés.

La diversité peut être un moteur de changement ou de prise de conscience. C'est la conclusion à laquelle je suis parvenue grâce à mon expérience avec le projet DoucheFLUX, une ASBL au service des sans-abri et des personnes sans domicile fixe dans la région bruxelloise. Depuis fin 2013, je me suis engagée activement dans le lancement de leurs services. Jusqu'en 2018, j'étais coresponsable de la collecte des fonds nécessaires à l'achat et à la rénovation du bâtiment, ainsi qu'à son exploitation.

DoucheFLUX m'a sensibilisé aux grands défis sociaux que représentent la pauvreté et le manque de chances. J'ai pris conscience du lien entre le logement et le bien-être des personnes. 

Une coopérative immobilière pour le développement de logements locatifs

Le fait que les conditions de logement d'un nombre croissant de familles dans la région bruxelloise soient tout simplement inadéquates est en grande partie dû à l'insuffisance de l'offre de logements locatifs abordables, vivables et accessibles. Comme nous sommes tous conscients des besoins, il suffit de créer l'offre. Une seule entreprise, un seul individu ou une seule autorité publique ne peut assumer cette tâche. Un partenariat entre des personnes et des organisations ayant un objectif commun pourrait toutefois permettre de mener à bien cette mission. J'en suis convaincue depuis que j'ai suivi un post-graduat en entrepreneuriat coopératif à la KU Leuven en 2019. Depuis lors, je rêve de créer une coopérative immobilière mixte. La mémoire* que j'ai rédigée pour le postgraduat portait sur l'impact social que cette forme de société coopérative pourrait générer.

Ces dernières années, j'ai mené une analyse approfondie de tous les thèmes liés à l'immobilier, au logement et à l'habitat. J'ai mis en place un système d'information pour structurer et suivre les données. Le site web whatt.eu a été créé pour expliquer ma proposition de coopérative immobilière. La plateforme de blog du site web offre la possibilité d'interagir avec des personnes et des organisations qui souhaitent s'engager pour améliorer l'offre de logements locatifs dans la région bruxelloise et ainsi accroître le bien-être général.

Il est inhabituel d'impliquer le grand public dans le développement de biens immobiliers destinés à la location. L'idée a besoin d'un certain temps pour mûrir. Le site web trilingue www.whatt.eu offre la possibilité de créer un réseau de personnes et d'organisations disposées à réfléchir à cette question et à passer à l'action. J'attends avec impatience vos nombreuses réactions !

 

*Vous souhaitez avoir une copie de cette dissertation au format pdf ? Envoyez un e-mail à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. pour l'obtenir, en précisant la langue (néerlandais ou français) dans laquelle vous souhaitez lire le document.